Communiqué de presse
29 janvier 2026
Gazali Abdou Tasawa, correspondant de la chaîne internationale allemande Deutsche Welle (DW), a été arrêté par les forces de sécurité à Niamey, capitale du Niger, le 23 janvier 2026.
La Fédération internationale des journalistes (FIJ) condamne cette arrestation avec la plus grande fermeté et dénonce la stratégie de répression menée par les autorités nigériennes depuis deux ans pour étouffer toute forme de dissidence.
Le 15 janvier, le site web de DW a publié un reportage de Gazali Abdou Tasawa consacré aux réfugiés et migrants nigérians. Ce récit, diffusé en langue haoussa, montrait des dizaines de migrants et de réfugiés — dont des femmes et des enfants — ayant trouvé refuge dans des cimetières et des bâtiments abandonnés au Niger.
Le 23 janvier, le journaliste a été interpellé. À ce jour, les charges retenues contre lui n’ont pas été rendues publiques.
Réagissant à cette arrestation, Nadja Scholz, directrice de la programmation de Deutsche Welle, a déclaré :
« Nous sommes très préoccupés par l’arrestation de notre collègue de longue date et exigeons sa libération immédiate. Il est impératif de garantir à nos employés la liberté d’exercer leur métier de journaliste, sans intimidation. »
Elle a également confirmé que DW avait sollicité une assistance juridique et était en contact permanent avec la famille de Gazali Abdou Tasawa.
Pour sa part, le secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, a affirmé que l’arrestation de Gazali Abdou Tasawa était injustifiée et constituait un acte d’intimidation des autorités nigériennes visant à empêcher les journalistes de rapporter la vérité.
« Gazali Abdou Tasawa n’a commis aucun crime. Il a simplement réalisé un reportage sur le sort de migrants et de réfugiés nigérians vivant dans des conditions extrêmement difficiles. »
La situation des migrants au Niger relève de l’intérêt public, et de tels reportages répondent pleinement au droit du public à l’information.
L’arrestation de Gazali Abdou Tasawa est totalement inacceptable et le journaliste doit être libéré immédiatement.