Abidjan, le 24 février 2026 – L’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) se trouve plongée dans une crise sans précédent à la veille de son Congrès extraordinaire, prévu ce mercredi 25 février 2026. Alors que certains contestent la légalité de cette assemblée décisive, le Collectif pour le respect des journalistes ivoiriens, emmené par des figures telles que Lucien Konan, Atse Arnaud et Justin Assalé, défend avec force la légitimité de cette démarche. Pour eux, il s’agit ni plus ni moins d’un ultime recours pour préserver l’intégrité et la dignité d’une profession menacée par des divisions internes.
La situation est grave : des membres de l’UNJCI ont choisi de régler leurs différends devant les tribunaux, allant jusqu’à déposer une plainte correctionnelle contre l’un des leurs. Face à ces actions qualifiées d’« anticonfraternelles », le Conseil d’administration a estimé qu’il était de sa responsabilité de convoquer l’instance suprême de l’organisation, le Congrès, afin que tous les journalistes puissent se prononcer. « Rien n’est plus légal, plus démocratique et plus conforme à l’esprit de nos textes que de laisser la base décider », martèle le Collectif, rejetant les accusations d’illégalité brandies par certains opposants.
L’enjeu dépasse les simples querelles procédurières. Il s’agit de savoir si l’UNJCI, en tant que maison commune des journalistes ivoiriens, peut survivre à une crise de confiance aussi profonde. Le Collectif en appelle à la mobilisation générale, insistant sur le fait que l’union de la profession ne peut être sacrifiée sur l’autel des ambitions individuelles. « L’UNJCI appartient aux journalistes, et personne d’autre ne parlera à leur place », clament les signataires, dans un plaidoyer vibrant pour la souveraineté collective.
À quelques heures de l’ouverture du Congrès, l’heure est donc au sursaut. Les journalistes ivoiriens ont désormais l’occasion de trancher eux-mêmes sur l’avenir de leur organisation, de défendre leur dignité et de rappeler que leur force réside dans leur unité. Le message est clair : face aux divisions, la réponse doit être démocratique, transparente et surtout, solidaire.
Hosanna JP de Chantal