Soixante-et-un véhicule et 55 motos ont été mis en fourrière en l’espace de 48 heures à Yamoussoukro, dans le cadre d’une opération spéciale de sécurisation routière lancée sur instruction du Conseil national de sécurité (CNS), a relevé le préfet de région, préfet du département de Yamoussoukro, Coulibaly Gando, lors d’une visite à la fourrière municipale.
Au terme d’échanges avec les forces de défense et de sécurité, le préfet s’est dit satisfait des premiers résultats enregistrés 48 heures après le démarrage de cette opération décidée sur instruction du CNS.
Selon Coulibaly Gando, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’insécurité routière, face à la recrudescence des accidents de la circulation. Il a rappelé que les causes des accidents reposent essentiellement sur trois facteurs : l’état des routes, l’état des véhicules et la défaillance humaine.
« Aujourd’hui, les grandes voies reliant les principales villes sont en bon état. Le facteur route est donc écarté. Il reste l’état des véhicules et le comportement des conducteurs », a-t-il expliqué, soulignant que de nombreux drames récents ont mis en lumière ces deux facteurs.
Faisant le point des deux premières journées, le préfet a indiqué que 43 véhicules, neuf tricycles et 42 motos ont été mis en fourrière le premier jour. À la mi-journée du deuxième jour, 18 véhicules et 13 motos supplémentaires avaient été immobilisés, portant le total provisoire à 61 véhicules, neuf tricycles et 55 motos.
Les infractions les plus récurrentes concernent le défaut de permis de conduire, l’absence de triangle de signalisation, le défaut d’assurance, le mauvais état des pneus et des feux, ainsi que diverses violations du code de la route.
Le préfet a précisé que tous les véhicules en infraction sont systématiquement remorqués et conduits à la fourrière municipale. Il a insisté sur le fait qu’aucun véhicule ne sera libéré sans régularisation préalable de la situation. « Si un véhicule est immobilisé pour défaut de feux, les feux doivent être réparés avant sa sortie. S’il s’agit d’un défaut de permis, le conducteur devra présenter un permis valide », a-t-il averti.
Abordant la question des véhicules vétustes circulant notamment sur l’axe Yamoussoukro-Toumodi, il a indiqué que des échanges ont eu lieu avec les structures locales chargées des visites techniques. Des consignes strictes leur ont été données afin qu’aucun véhicule ne répondant pas aux normes ne bénéficie d’une attestation de visite technique.
Le préfet a souligné que l’objectif n’est pas de sanctionner pour sanctionner, mais d’amener les usagers à se conformer aux règles afin de réduire durablement les accidents liés notamment à l’imprudence, à la conduite sans permis, ou encore à la consommation d’alcool et de stupéfiants au volant.
AIP