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Vendredi, 27 février

Université de Bondoukou La préservation de l’héritage culturel au centre d’un Colloque

Publié le 26 février 2026 à 19:16
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265 communications sont annoncées, réparties en panels présentiels et virtuels.
265 communications sont annoncées, réparties en panels présentiels et virtuels.

Dans l’optique de préserver l’héritage culturel du monde, la revue Mémoire et l’Organisation Non Gouvernementale Racine pour le Développement Durable (RACIDD), en collaboration avec l’Université de Bondoukou, organisent un colloque international du jeudi 26 au samedi 28 février 2026 à la salle de conférences de 600 places de ladite institution.
La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence d’un parterre d’acteurs du monde culturel, de chefs traditionnels de la région et d’une forte mobilisation de la communauté universitaire. Placé sous le thème « La culture d’hier à aujourd’hui : quel héritage ? », ce rendez-vous scientifique ambitionne d’interroger les formes de transmission culturelle dans un contexte de mutations sociales et technologiques.
Représentant le préfet de région, le secrétaire général de préfecture, LOAN Constant, a précisé la portée de l’héritage évoqué :
« De quel héritage parlons-nous concrètement ? Nos langues vernaculaires qui portent des façons de penser le monde qu’aucune traduction ne restitue pleinement. Nos savoirs traditionnels, nos expressions artistiques, nos modes d’organisation sociale et de dévolution du pouvoir constituent une véritable réserve d’intelligence collective. »
Soulignant l’importance de la culture pour les peuples, il a ajouté :
« Un peuple sans mémoire culturelle est comme un fleuve sans source. Il coule, certes. Il s’agite parfois avec beaucoup de bruit. Mais il ne sait plus vers quelle mer il se dirige. »
Le représentant de l’autorité préfectorale a également exprimé son souhait de voir les conclusions de ce colloque dépasser le cadre académique :
« J’espère que les recommandations alimenteront nos politiques culturelles, nos curricula scolaires et notre manière de valoriser les dépositaires de tradition. »
Prenant la parole, le président de l’Université de Bondoukou, le professeur OUATTARA Djakalia, a réaffirmé l’engagement de son institution en faveur de la culture : « L’université, en tant qu’institution de savoir, a une responsabilité particulière dans la protection et la valorisation de nos cultures. La culture relie les générations entre elles : elle est héritage et projection, mémoire et création, continuité et renouvellement. »
Il a également souligné que ce colloque constitue « un acte de reconnaissance envers nos ancêtres, qui ont façonné des systèmes de valeurs, des langues, des arts et des savoirs d’une richesse exceptionnelle ».
Le comité d’organisation, la représentante du maire, le directeur de l’UFR Sciences des Arts, Industries Culturelles et Communication, Dr (MC) Adack Kouassi, ainsi que les différents intervenants ont unanimement salué la portée mondiale de cette rencontre et remercié les autorités, partenaires et participants venus de 17 pays, en Afrique et hors d’Afrique. La diversité culturelle était également visible à travers les tenues traditionnelles portées par de nombreux participants, contribuant à l’ambiance solennelle et festive de la première journée.
Prestations artistiques, remises de présents à la gouvernance universitaire, communications scientifiques et interventions en ligne ont rythmé les travaux inauguraux. Au total, 265 communications sont annoncées, réparties en panels présentiels et virtuels.
Sept grands axes structurent les réflexions, notamment l’impact de la modernité sur les pratiques traditionnelles, les enjeux économiques du patrimoine culturel, les dynamiques familiales, l’art contemporain inspiré des traditions, l’évolution des langues locales ou encore les liens entre éducation, religion et transmission culturelle.
Pour les organisateurs, la culture doit être comprise comme l’ensemble des valeurs, pratiques, croyances et expressions artistiques transmises de génération en génération. Qu’il s’agisse de monuments historiques, de rites, de traditions orales ou de savoir-faire artisanaux, ces éléments constituent des témoins vivants de l’histoire des peuples et des piliers de leurs identités collectives.
O.L