Ce qui semblait être une simple disparition de bétail s’est finalement révélé être une affaire de trahison et de vol organisé. La Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) d’Abengourou a mis fin aux agissements de trois bergers impliqués dans le vol de 38 bœufs appartenant à un éleveur de la région.
Les faits remontent à plusieurs semaines dans la région de Daoukro, près de la localité d’Arrah. Le troupeau de M. Brou paissait paisiblement dans son parc sous la surveillance d’un berger chargé d’en assurer la garde. Mais peu à peu, le propriétaire remarque une diminution inhabituelle du nombre de bêtes.
Inquiet face à cette situation, M. Brou décide de porter plainte à la BRI d’Abengourou le samedi 28 février 2026. Dans sa déclaration, il signale la disparition de 38 bœufs, ainsi que celle du berger responsable de leur surveillance, introuvable depuis le 21 février et dont le téléphone reste désespérément muet.
Les enquêteurs se lancent immédiatement dans les investigations. Très vite, ils découvrent que le berger en question, identifié sous les initiales B.A., n’est pas inconnu des services de police. L’homme aurait déjà été condamné à deux reprises pour des faits similaires de vol de bétail.
Les recherches permettent de retracer son parcours après son départ du parc situé près d’Arrah. B.A. aurait été aperçu à Abengourou où il cherchait, sans éveiller les soupçons, un nouvel emploi de berger. Sa quête aboutit finalement à N’Drikro, près de Dimbokro, où un propriétaire de parc à bétail accepte de l’embaucher après une courte discussion sur les conditions de travail.
Mais cette nouvelle vie sera de courte durée. Alertés par ces informations, les éléments de la BRI d’Abengourou se rendent rapidement à N’Drikro et procèdent à son interpellation sans difficulté.
Face aux enquêteurs, B.A. finit par reconnaître les faits, tout en affirmant ne pas avoir agi seul. Il met en cause deux complices identifiés par les initiales D.I. et D.A.
Selon ses déclarations, le vol était organisé de manière progressive. Les bœufs étaient discrètement sortis du parc, transportés à l’aide de tricycles, puis revendus à des transhumants pour environ 150 000 francs CFA l’unité. Ces derniers les conduisaient ensuite vers des pays voisins.
Fait surprenant, B.A. a également confié aux enquêteurs que ses propres complices auraient profité de l’opération pour voler certains bœufs à son insu, révélant ainsi une absence totale de confiance au sein même du groupe.
Les deux hommes cités ont été interpellés à leur tour. Confrontés aux éléments de l’enquête, ils ont reconnu leur implication et confirmé les déclarations du principal suspect.
Sur instruction du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abengourou, les trois individus ont été conduits devant le parquet pour répondre des faits de vol en réunion et d’abus de confiance.
O.L