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Mardi, 17 mars

Bondoukou : Une conférence pour interroger le lien entre démocratie, droits humains et paix

Publié le 16 mars 2026 à 21:56
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Le président national de l’APDH-CI, Abraham Yaurobat, , conférencier du jour
Le président national de l’APDH-CI, Abraham Yaurobat, , conférencier du jour

La préfecture de Bondoukou a servi de cadre, le samedi 14 mars 2026, à une conférence publique organisée à l’occasion de l’installation du bureau de la délégation régionale du Gontougo de l’Action pour la protection des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire (APDH-CI). Placée sous le thème « Démocratie, Droits de l’Homme et Paix en Côte d’Ivoire : quelle cohabitation ? », la rencontre a réuni autorités administratives, acteurs de la société civile et leaders communautaires.
Invité principal, le président national de l’APDH-CI, Abraham Yaurobat, a livré une analyse des défis liés à la consolidation de la démocratie ivoirienne. Selon lui, la démocratie ne saurait se limiter au simple exercice électoral. Elle implique également la transparence, la participation citoyenne et le respect des libertés fondamentales.
Le conférencier a souligné que les droits humains constituent le socle de toute démocratie durable, tandis que la paix véritable repose sur la justice sociale et le respect mutuel. « Privée de droits humains, la démocratie devient un leurre ; sans démocratie, les droits vacillent ; sans justice, la paix reste un mirage », a-t-il déclaré, en référence aux crises sociopolitiques qu’a connues le pays.
Abordant les défis actuels, Abraham Yaurobat a mis en garde contre la politisation excessive du débat public et la montée de discours de division, souvent amplifiés par les réseaux sociaux, notamment le tribalisme et la xénophobie. Il a également relevé une méconnaissance persistante des droits humains, tant chez certains citoyens que chez des acteurs publics.
Face à ces défis, le président de l’APDH-CI a préconisé le renforcement de l’éducation civique, l’indépendance de la justice et l’instauration d’un dialogue permanent entre pouvoir, opposition et société civile. Il a aussi insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les jeunes et les femmes dans les processus de consolidation de la paix.
Parmi les propositions avancées figure la création de « Comités citoyens de paix » au niveau local, avec Bondoukou présentée comme une ville pilote pour cette initiative.
En conclusion, le conférencier a appelé chaque Ivoirien à œuvrer à la préservation de la démocratie, des droits humains et de la paix, estimant que « la paix durable naîtra d’un peuple éduqué, vigilant et respectueux des droits de chacun ».
Hosanna JP de Chantal