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Jeudi, 19 mars

Ministres-gouverneurs : Les raisons d’une suppression surprise

Publié le 19 mars 2026 à 08:06
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Alassane Ouattara , président de la République de Côte d'Ivoire prend une importante décision qui suscite déjà de vifs débats au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
Alassane Ouattara , président de la République de Côte d'Ivoire prend une importante décision qui suscite déjà de vifs débats au sein de la classe politique et de l’opinion publique.

Un décret présidentiel signé le 7 janvier 2026 a mis fin à une polémique persistante : les douze districts autonomes créés en 2021 en Côte d’Ivoire sont officiellement supprimés. Cette décision du président Alassane Ouattara suscite déjà de vifs débats au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
Institués il y a cinq ans, les districts autonomes étaient dirigés par des ministres-gouverneurs. Leur mission principale consistait à coordonner les grands projets de développement et à valoriser les potentialités économiques et culturelles des différentes régions. Toutefois, leur efficacité réelle ainsi que leur coût de fonctionnement ont rapidement été remis en cause.
Une volonté de rationalisation de l’État
Selon plusieurs observateurs, cette suppression s’inscrit dans une dynamique de rationalisation de l’action publique et de réduction des charges de l’État. Les districts autonomes étaient souvent accusés de créer des doublons administratifs et de ralentir la prise de décision, en superposant leurs compétences à celles des collectivités territoriales et du corps préfectoral.
La réforme prévoit le transfert des personnels ainsi que du patrimoine des districts vers les administrations existantes. Le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, a été chargé de définir les modalités pratiques de cette transition.
Des réactions contrastées
Au sein de la classe politique, les réactions restent partagées. Certains saluent une réforme nécessaire visant à renforcer l’efficacité administrative et à redonner toute leur place aux conseils régionaux et aux autorités préfectorales.
D’autres, en revanche, redoutent un affaiblissement de la dynamique de développement local impulsée par les districts, notamment dans les zones où ces structures avaient permis de porter des projets structurants.
Quoi qu’il en soit, cette décision marque un tournant majeur dans l’organisation administrative de la Côte d’Ivoire et pourrait redéfinir les mécanismes de gouvernance territoriale dans les années à venir.
Hosanna JP de Chantal