Un fracas de métal, des cris déchirants - ce mardi 24 mars 2026 restera marqué au fer rouge dans la mémoire de Gouméré. Vers 8 heures, alors que les élèves convergeaient vers le Lycée moderne, une moto fuyant un "massa" a semé la mort dans son sillage. Bilan implacable : Kouakou Kouassi Orthinel, 6e1, et le motocycliste ont perdu la vie ; Diassie Kouamé Isaac, Djami Kouamé Augustin et Koffi Kouadio Kra Jean E, tous en 5e, grièvement blessés mais hors de danger.
Sur place, le proviseur Doumbia Inza, habituellement garant de l'ordre aux portails, est devenu témoin impuissant de la tragédie. "Nos cœurs saignent", confie-t-il, tandis que l'établissement observe une minute de silence devenue cri d'alarme.
La réaction fuse : des pneus barricadent désormais la chaussée, mesure palliative face à l'hémorragie routière. Mais la communauté exige plus - dos d'âne, panneaux lumineux, gendarmes postés - et étend cet appel à toutes les écoles riveraines des axes mortifères de la DRENAET Bondoukou.
Ce drame n'est pas une fatalité mais un ultimatum. Chaque klaxon qui force le passage, chaque accélération inutile devant ces murs sacrés de l'apprentissage, porte désormais le spectre de ces deux vies fauchées. La leçon est cruelle, mais limpide : protéger nos enfants n'attend plus.
Pour que l'encre des articles ne soit plus tachée de sang scolaire.
Hosanna JP de Chantal