Dans la nuit du 24 au 25 avril 2026, le Mali a de nouveau été frappé par la barbarie terroriste. De Bamako à Kati, de Gao à Kidal, jusqu’à Sévaré, des hommes armés ont semé la mort et la terreur, s’en prenant aux casernes, aux institutions, aux fondements mêmes de l’État malien.
Parmi les victimes de cette nuit d’horreur figure une perte d’une dimension exceptionnelle. Le général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et pilier du gouvernement de transition, a été assassiné avec une partie de sa famille lors d’un attentat suicide visant son domicile de Kati.
Homme de confiance et architecte de la stratégie sécuritaire malienne, le général Sadio Camara incarnait, aux côtés du président Assimi Goïta, la volonté d’un État à tenir debout face à la menace.
Sa mort, tragique et brutale, est une blessure profonde infligée à toute la nation malienne. J’adresse à sa famille, à ses proches et à ses compagnons d’armes mes condoléances les plus sincères et ma compassion fraternelle.
En ces heures sombres, je veux également m’incliner, avec respect et émotion, devant la mémoire des soldats maliens tombés les armes à la main pour défendre, dans l’honneur et dans le devoir, leur patrie, leur drapeau et leur peuple. Ces hommes ont choisi le sacrifice suprême plutôt que la capitulation.
À leurs familles durement éprouvées, j’adresse, au nom de Générations et Peuples Solidaires (GPS), ainsi qu’en mon nom personnel, mes condoléances les plus émues, ma compassion sincère et ma solidarité fraternelle.
Je salue également avec force la bravoure, le professionnalisme et le sang-froid des Forces armées maliennes. Attaquées sur plusieurs fronts, dans une stratégie de déstabilisation coordonnée, elles ont résisté et riposté avec une remarquable efficacité. Face à un ennemi déterminé à semer le chaos, à installer la peur et à fragiliser l’autorité de l’État, les FAMa ont opposé la discipline, l’honneur militaire et l’amour de la patrie.
Ce que nous avons vu le 25 avril 2026 n’est pas seulement une attaque contre le Mali. C’est une attaque contre la souveraineté de nos États, une tentative de fracture de nos nations et la mise à l’épreuve de la résilience des peuples africains.
En tant qu’Ivoirien, en tant qu’Africain, en ces moments d’épreuve, je dis ma solidarité et ma fraternité au gouvernement et au peuple maliens. Le terrorisme ne gagnera pas.
Guillaume Kigbafori Soro
Ancien Premier ministre
Ancien Président de l’Assemblée nationale
Président de Générations et Peuples Solidaires (GPS)