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Mercredi, 10 juin

Enseignement supérieur : Une grève de 72 heures annoncée, les universités sous pression

Publié le 10 juin 2026 à 15:46
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Adama Diawara, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
Adama Diawara, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

L’Intersyndicale du Personnel Administratif et Technique du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (IPAT-MESRS) hausse le ton. L’organisation syndicale a annoncé un arrêt de travail de 72 heures dans l’ensemble des structures relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS), faisant planer la menace de fortes perturbations dans les universités et grandes écoles publiques.
Dans un préavis de grève adressé le 8 juin 2026 à la ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration, l’IPAT-MESRS indique que le mouvement débutera le 2 juillet 2026 à 7h30 pour prendre fin le 4 juillet à minuit. Le syndicat précise toutefois que cette grève est reconductible jusqu’à la satisfaction de ses revendications.
À l’origine de cette décision, l’organisation dénonce l’absence de réponses à plusieurs préoccupations soumises depuis le 27 février 2024. Elle accuse également les autorités de ne pas avoir respecté certains engagements pris lors des discussions antérieures et évoque des atteintes à la liberté syndicale.
Parmi les principales revendications figurent l’adoption d’une clé de répartition consensuelle des heures supplémentaires tenant compte des grades et diplômes des agents, l’annulation de la mise à disposition du président de l’IPAT-MESRS à la Direction des ressources humaines du ministère ainsi que le rétablissement de sa prime d’heures supplémentaires.
Le syndicat réclame également l’application effective des dispositions relatives au SMIC et au SMIG, notamment une revalorisation de 12,5 % pour les agents administratifs et de 14 % pour les agents de grade D. Par cette action, l’IPAT-MESRS espère obtenir l’ouverture de négociations pour un règlement durable de ses préoccupations.
O.L