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Samedi, 20 juin

Enseignement supérieur et innovation: Les acteurs valident la feuille de route du projet ACE INNOVATE

Publié le 19 juin 2026 à 22:56
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Une vue des participants
Une vue des participants

La cérémonie de clôture de la consultation nationale des parties prenantes du projet ACE INNOVATE s’est tenue le jeudi 18 juin 2026 à l’immeuble CRAE-UEMOA, au Plateau, à Abidjan. Organisée du 16 au 18 juin par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, cette rencontre a réuni des responsables d’universités, des chercheurs, des représentants du secteur privé ainsi que des partenaires techniques et financiers autour des enjeux liés à l’adéquation entre l’offre de formation et les besoins du marché du travail.
Présidant la cérémonie au nom du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le directeur de cabinet du ministère, le Professeur Arsène Kobea, représentant le Professeur Adama Diawara, s’est félicité de la qualité des travaux menés durant ces trois jours.
« C’est avec le sentiment du devoir accompli que je m’adresse à vous au terme de trois journées de travail aussi intenses que fécondes », a-t-il déclaré.
Selon lui, malgré l’expansion remarquable du système ivoirien d’enseignement supérieur et de recherche, plusieurs défis subsistent, notamment en matière de qualité des formations, de pertinence des curricula, ainsi que de capacités de recherche et d’innovation. C’est dans cette perspective que s’inscrit le projet ACE INNOVATE, en cohérence avec la Vision 2030 d’une Côte d’Ivoire solidaire portée par le Président Alassane Ouattara.
Le représentant du ministre a souligné que cette troisième phase du programme des Centres d’excellence africains marque une nouvelle étape. « ACE INNOVATE nous invite désormais à dépasser la logique des îlots d’excellence pour encourager une transformation institutionnelle plus large et plus inclusive », a-t-il expliqué.
Le projet repose sur quatre leviers majeurs : le renforcement des capacités des centres d’excellence et de leurs universités hôtes ; l’élargissement de l’accès aux compétences du supérieur grâce à des consortiums nationaux ; le développement de partenariats entre universités et industries ; ainsi que le renforcement de la coopération régionale.
Au cours de ces assises, les participants ont travaillé au sein de quatre groupes thématiques couvrant l’agro-industrie et l’agriculture à valeur ajoutée ; l’énergie, les mines et les infrastructures ; la santé, le tourisme et les industries manufacturières ; ainsi que le numérique, l’intelligence artificielle, les STEM et l’entrepreneuriat.
Les échanges ont permis d’identifier les emplois et les compétences prioritaires, de déterminer les capacités institutionnelles à renforcer, de réfléchir à la constitution de consortiums nationaux associant universités, grandes écoles, établissements techniques et employeurs, mais également d’approfondir les mécanismes de collaboration entre le monde académique et le secteur productif.
À l’issue des travaux, le Professeur Arsène Kobea a relevé plusieurs enseignements majeurs. Il a notamment insisté sur le rôle central du capital humain dans la transformation socio-économique du pays, sur l’importance de l’employabilité des jeunes, sur la prise en compte des compétences intermédiaires issues de l’enseignement technique et professionnel, ainsi que sur la nécessité d’une collaboration étroite entre universités et entreprises.
Il a également annoncé la mise en place prochaine d’un comité national de pilotage, présidé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que la désignation d’un point focal national chargé de coordonner les prochaines étapes du projet.
Au nom des partenaires techniques et financiers, Modibo Sidibé, économiste principal en éducation à la Banque mondiale, a salué l’engagement des participants et réaffirmé le soutien de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (AFD).
« La Côte d’Ivoire dispose d’un capital humain remarquable, d’une ambition nationale clairement affichée et d’une volonté ferme de faire de l’éducation un véritable moteur de développement économique et social », a-t-il déclaré.
Selon lui, les débats ont mis en évidence plusieurs priorités : l’adéquation entre les formations et les besoins du marché du travail ; le renforcement des partenariats public-privé ; la valorisation de la recherche au service du développement ; et l’impératif d’équité afin que les opportunités offertes par le projet profitent à l’ensemble des populations, notamment aux femmes et aux jeunes.
Pour sa part, le président du comité d’organisation, Vamara Touré, chef de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a rappelé l’importance stratégique de cette consultation nationale.
« Il ne s’agissait pas d’une rencontre de plus, mais d’un rendez-vous décisif pour l’avenir de notre enseignement supérieur, de notre recherche et de l’employabilité de notre jeunesse », a-t-il souligné.
Financé conjointement par la Banque mondiale et l’Agence française de développement, et coordonné au niveau régional par l’Association des universités africaines, le projet ACE INNOVATE ambitionne de renforcer durablement les capacités de formation, de recherche et d’innovation des établissements d’enseignement supérieur africains. O.L