Bondoukou amorce un virage décisif. Avec un budget revu à la hausse et un ambitieux programme triennal de plus de 3 milliards FCFA, la municipalité veut transformer durablement la cité aux mille mosquées.
Bondoukou, 06 août 2026 – C’est à l’unanimité que le conseil municipal de Bondoukou a validé les grandes orientations financières de la commune lors de sa 3ème session ordinaire de l’année, tenue ce jeudi 6 août.
Deux dossiers majeurs étaient à l’ordre du jour : l’état d’exécution des recettes et dépenses au deuxième trimestre 2026, et l’adoption du budget modificatif N°1 de l’exercice 2026.
Ce budget modificatif s’équilibre en recettes et en dépenses à 2 103 814 000 FCFA, soit une hausse notable de 208 115 000 FCFA par rapport au budget primitif. Il se répartit comme suit : Fonctionnement : 976 440 000 FCFA . Investissement : 1 127 374 000 FCFA
Une augmentation qui traduit, selon les élus, la volonté de la municipalité d’accélérer les chantiers prioritaires.
Un plan de guerre de 3 milliards pour 2027-2029
Autre temps fort de la session : l’adoption du Programme Triennal de Développement 2027-2029. Évalué à 3 024 641 000 FCFA, ce plan stratégique comprend 63 actions prioritaires qui dessineront le Bondoukou de demain.
Ouattara Anzoumana : "S’inscrire dans le train du développement"
Clôturant les travaux, le maire de Bondoukou, Ouattara Anzoumana, a lancé un appel solennel à la mobilisation générale.
« J’invite les populations à s’inscrire dans le train du développement en adhérant aux projets structurants engagés par la municipalité », a-t-il martelé.
Pour le premier magistrat, arrivé à la tête de la commune en 2023, cette dynamique est le fruit d’un diagnostic sans complaisance. « Nous avons analysé la situation et constaté que le déficit en salles de classe constituait une urgence. C’est pourquoi nous avons décidé d’en faire notre première priorité », a-t-il rappelé.
Mais au-delà des écoles, c’est une bataille économique que le maire entend mener, avec un cheval de bataille : la lutte contre la vie chère. « Nous avons la terre, nous avons les bras valides, mais nous continuons à importer une grande partie de ce que nous consommons. Il fallait donc créer les conditions pour produire davantage et permettre à nos populations de vivre de leur travail », a-t-il déclaré. Dans cette optique, la mairie a déjà commencé à accompagner, sur fonds propres, plusieurs groupements de femmes productrices. La finalisation du marché de vivriers est annoncée comme l’aboutissement logique de cette stratégie.
« Nous avons commencé à accompagner des femmes productrices. Cependant, nous avons estimé qu’il fallait d’abord achever le marché de vivriers afin qu’elles disposent d’un espace moderne pour commercialiser leurs productions », a précisé le maire.
Faire baisser les prix par la concurrence
Ouattara Anzoumana assume également une politique d’ouverture aux investisseurs. Il a invité la population à soutenir l’implantation de nouveaux opérateurs économiques et de grandes enseignes commerciales.
« Plus il y aura d’offres, plus les consommateurs auront le choix. Cette concurrence contribuera à faire baisser les prix. En même temps, ces opérateurs feront travailler nos transporteurs, nos restaurateurs, nos hôtels et nos commerçants. C’est toute l’économie locale qui en bénéficiera », a-t-il expliqué.
Et de conclure : « Lorsque les activités économiques se développent, les banques suivent. Elles financent les commerçants, les entrepreneurs et les porteurs de projets. C’est ainsi que se construit une ville prospère. »
Présent à la session, le Préfet de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André, a salué la cohésion du conseil municipal et invité les populations à rester mobilisées autour des initiatives de développement, dans un esprit de cohésion et de rassemblement.
Hosanna JP de Chantal