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Vendredi, 14 août

LEVÉE DU CORPS DU COLONEL ALPHONSE GOUANOU : L'hommage de la Nation à un résistant de Bondoukou

Publié le 14 août 2026 à 10:10
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le colonel Alphonse Gouanou à l'heure de son voyage sans retour
le colonel Alphonse Gouanou à l'heure de son voyage sans retour

Abidjan, 13 août 2026 - La salle Félix Houphouët-Boigny d'IVOSEP a abrité ce jeudi 13 août 2026, la levée du corps du Colonel Alphonse GOUANOU, rappelé à Dieu le 21 juin 2026 dernier en exil au Ghana.
Parmi les personnalités venues lui rendre un dernier hommage, la Présidente Simone EHIVET GBAGBO, Koné Katinan, Hubert OulaÎ, Kouame Secre Richard ... qui ont tenu à marquer de leur présence cette cérémonie empreinte d'émotion et de recueillement, aux côtés de la famille biologique, des anciens compagnons d'armes et de nombreux proches. Le défunt sera inhumé dans l'intimité familiale ce samedi 15 août à Douéléu, son village natal.

Un soldat loyal, figure de la résistance de septembre 2002

Officier réputé pour sa rigueur et son sens de l'honneur, le Colonel Alphonse Gouanou aura marqué l'histoire militaire récente de la Côte d'Ivoire.
Anciennement commandant du sous-groupement tactique Est, il était basé à ce titre à Bondoukou. Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, lorsque la rébellion armée tente de s'emparer du pays et de faire jonction vers le Zanzan, lui et ses hommes avaient opposé une résistance farouche à l’entrée de la rébellion dans la capitale du Zanzan.
Ce fait d'armes restera comme l'un des actes de bravoure les plus cités par ses frères d'armes. Ancien commandant du bataillon de Bondoukou, il avait par la suite pris les commandes du 2è bataillon de Daloa, pour organiser la résistance à partir de l’Ouest.

L'exil et la fidélité à ses convictions

Au lendemain de la crise post-électorale de 2011, le Colonel Gouanou, à l'instar de plusieurs centaines de militaires, paramilitaires, gendarmes et policiers proches de l’ancien régime toujours en exil, avait choisi la voie de l'exil au Ghana.
Fidèle à ses convictions, il faisait partie des officiers tels que le commandant Jean-Noël Abéhi qui avait décliné l’offre de ralliement du pouvoir Ouattara aux hommes en treillis en exil.
Pendant plus de 15 ans, loin de sa terre natale, il est resté une référence morale pour la jeune génération d'officiers.
Pour ses compagnons présents à IVOSEP, sa disparition est celle d'un pan de l'histoire de l'armée ivoirienne. Pour sa famille de Douéléu, c'est le retour définitif d'un fils qui aura servi son pays jusqu'au sacrifice ultime : l'exil.
Que la terre de Douéléu lui soit légère.

Hosanna JP de Chantal