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Dimanche, 16 août

BONDOUKOU / 13e FESTIVAL DU ZANZAN : La culture comme moteur d'unité et de développement du Gontougo

Publié le 15 août 2026 à 10:24
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Le brassage des cultures, une réalité dans le gontougo
Le brassage des cultures, une réalité dans le gontougo

Placée sous le thème « La culture en héritage, l'unité en partage », la 13e édition du Festival du Zanzan a ouvert ses portes vendredi 14 août 2026 au stade du CAFOP de Bondoukou. Une renaissance culturelle à fort impact socio-économique pour tout le district.
Après quatre années d'interruption, le Zanzan renoue avec son plus grand rendez-vous culturel. Du 13 au 15 août, Bondoukou, capitale du district, vibre au rythme de la 13e édition du Festival du Zanzan. Une édition de la résilience, qui aurait dû être la 17e selon le vice-président du Conseil régional du Gontougo, le sénateur Kossonou Kouassi Ignace, et qui marque la volonté des populations de redonner à leur patrimoine la place centrale qui lui revient.
Devant une foule immense venue de toutes les localités du district, le président du Conseil régional du Gontougo, Kobenan Kouassi Adjoumani, a donné le ton de cette édition : l'union sacrée pour le développement.
« Nous devons être ensemble. Lorsqu’on est ensemble, nous sommes forts », a lancé le président du Conseil régional, appelant les populations, cadres et élus du Zanzan à taire leurs différences pour conjuguer leurs efforts.

Un creuset culturel et identitaire

Bien plus qu'une simple fête, le Festival du Zanzan s'impose comme un conservatoire vivant. Pendant trois jours, danses guerrières, musiques traditionnelles, costumes royaux, langues du terroir, savoir-faire artisanaux et gastronomie locale se côtoient au stade du CAFOP.
Pour le président du comité d'organisation, Didier Yeboua, le festival est « un espace de transmission intergénérationnelle ». Il permet aux jeunes générations de se réapproprier les chants, les danses et les codes de leur histoire. « Ce qui fait la particularité de ce district, c’est que nous sommes ensemble, chacun avec sa diversité, chacun avec ses principes, mais le tout, c’est que nous sommes ensemble et nous vivons bien ensemble », a souligné Kobenan Kouassi Adjoumani.
Un message de cohésion salué par la mairie de Bondoukou. Représentant le maire Anzoumana Ouattara, la maire adjointe Anzoua Rosalie a vu en cette manifestation la célébration du brassage culturel et le ciment du vivre-ensemble dans une région carrefour, à la frontière de plusieurs peuples : Abron, Koulango, Lobi, Malinké, Agni et bien d'autres.

Un levier socio-économique majeur pour le Gontougo

Au-delà de sa dimension festive, le Festival du Zanzan est un puissant outil de développement local dont l'impact sur la vie des populations du Gontougo est concret. Sur le plan économique : Pendant72 heures, Bondoukou devient une plateforme économique. Les artisans, tisserands, potiers, sculpteurs et restauratrices voient leurs revenus multipliés. Le festival génère des emplois temporaires, stimule l'entrepreneuriat des jeunes et des femmes, et dynamise les secteurs de l'hôtellerie, du transport et du commerce. Comme l'a relevé Didier Yeboua, il renforce l'attractivité touristique de la région. Sur le plan social : Il est un facteur de cohésion et de paix sociale. En appelant « tous les cadres et élus du Zanzan à se mettre ensemble pour développer le Zanzan », le ministre Adjoumani fait du festival un espace de dialogue politique et social où l'intérêt collectif prime sur les clivages. Sur le plan du rayonnement : L'ambition est désormais nationale et internationale. « Ce festival ne doit pas se résumer seulement au niveau de notre district. Il doit aller au-delà pour atteindre les autres régions de la Côte d’Ivoire et montrer à la face du monde que nous avons un patrimoine très précieux », a annoncé le président du Conseil régional, qui a promis le renforcement des moyens pour la prochaine édition.
Pour accroître son impact, la prochaine édition sera reprogrammée au mois de mai, afin de permettre une participation massive des élèves et étudiants et d'offrir une meilleure visibilité médiatique et touristique.
Avec cette 13e édition réussie, le Gontougo confirme que sa culture n'est pas un folklore du passé, mais bien un héritage vivant, un facteur d'unité et un moteur tangible de son développement socio-économique.

Hosanna JP de Chantal