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Lundi, 07 septembre

TRANSUA : ASSUAKO JOUE LA CARTE DE L'UNITÉ

Publié le 07 septembre 2026 à 12:34
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Une finale électrique dans une ambiance survoltée, avec un seul vainqueur : la cohésion sociale.
Une finale électrique dans une ambiance survoltée, avec un seul vainqueur : la cohésion sociale.

À Assuako, le football a dépassé le cadre du simple jeu. Dans la sous-préfecture de Kouassia Niaguini, département de Transua, la première édition du Tournoi de football d'Assuako a transformé le terrain villageois en un véritable forum du vivre ensemble. Placée sous le parrainage du Président du COJEP, Charles Blé Goudé, et portée par Assana Ouattara, cadre du parti et candidate aux dernières législatives, la compétition a tenu toutes ses promesses.

Un objectif assumé : occuper sainement, unir durablement

L'ambition affichée par les organisateurs était claire. Offrir à la jeunesse une saine occupation pendant les vacances scolaires, mais surtout faire du ballon rond un instrument de cohésion sociale, de solidarité et de fraternité. Dans une zone où les clivages peuvent vite s'installer, le comité d'organisation présidé par Kouabenan Boffouo Noël a voulu, selon ses propres mots, « effacer les différences au profit de l'essentiel ». Le message du parrain, martelé tout au long de la compétition, a donné le ton : malgré nos divergences, l'essentiel doit toujours triompher.

Une finale électrique dans une ambiance survoltée

Disputée ce dimanche 6 septembre 2026, la finale a drainé une foule immense venue de tous les villages de la sous-préfecture. L'affiche opposait N'Zuassé à Baoulékoffikro. Une rencontre engagée, intense, disputée jusqu'à la dernière minute.
L'ambiance générale, festive et bruyante, a failli basculer. Un premier but de N'Zuassé, refusé pour une position de hors-jeu vivement contestée par ses supporters, a provoqué des frictions et fait monter la tension. Le tournoi a frôlé l'incident.
C'est à ce moment précis que l'esprit de la manifestation a repris le dessus. Sur le terrain comme autour, les appels au calme et au fair-play ont prévalu. N'Zuassé a puisé dans ses ressources pour inscrire un second but, cette fois incontestable, synonyme de victoire finale. Médailles d'or et trophée ont consacré les nouveaux champions sous les acclamations d'un public réconcilié.
Retenu par un agenda particulièrement chargé, Charles Blé Goudé s'est fait représenter par une forte délégation conduite par le Dr Casimir Koné, Secrétaire régional du COJEP Hambol. À ses côtés, Elvice Diabo, Secrétaire régional COJEP Gontougo 1, Yeboua Kader dit Blé Goudé, Coordonnateur COJEP de Tabagne, N'Guessan Orson Félix, Délégué Départemental COJEP Bondoukou 1, et Ouattara Krougbéssogo, Secrétaire général de l'UJCOJEP Gontougo 1.

Les acquis et la parole des acteurs

Au-delà du sacre sportif, l'acquis majeur reste politique et social. La cohésion est sortie victorieuse.
Au nom du parrain, le Dr Casimir Koné a salué une initiative qui traduit concrètement les valeurs ayant toujours guidé l'engagement de Charles Blé Goudé et son parcours de leadership auprès de la jeunesse. Pour lui, le football ne doit jamais devenir un facteur de division. Il doit rappeler qu'il existe une même famille, un même village, une même nation et un destin commun, celui d'un pays uni, prospère, solidaire et en paix.
Même son de cloche chez Elvice Diabo, représentant la marraine Assana Ouattara. Il a insisté sur la portée de l'initiative : transmettre à travers le sport les valeurs de fraternité et de solidarité défendues par le COJEP.
Visiblement émus, le capitaine de l'équipe victorieuse et le meilleur buteur du tournoi ont, au micro, salué une compétition qui a permis à toute la jeunesse de se retrouver autour d'une passion commune.

Le pari politique et les attentes des populations

Le pari est réussi pour le COJEP dans le Gontougo. À Assuako, le parti de Charles Blé Goudé marque des points en misant sur la proximité et sur la jeunesse, principal réservoir électoral. En confiant le parrainage à son président national et l'organisation à une figure locale comme Assana Ouattara, le COJEP affiche une stratégie d'implantation durable et de terrain.
Pour les populations, les attentes sont désormais claires. Elles souhaitent la pérennisation du tournoi et son extension à d'autres disciplines et à d'autres actions de développement. Au-delà du sport, elles interpellent les cadres et les élus sur l'épineuse question de l'insertion des jeunes, de l'employabilité et des infrastructures de base. À Assuako, le message est passé. Le ballon a roulé, les tensions se sont apaisées et l'essentiel a triomphé.

Hosanna JP de Chantal