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Samedi, 10 octobre

Sécurité sanitaire : la Banque mondiale explore les perspectives d’accompagnement de l’Institut Pasteur

Publié le 09 octobre 2026 à 14:53
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La directrice régionale de la Banque mondiale, Trina Haque en visite à l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI)
La directrice régionale de la Banque mondiale, Trina Haque en visite à l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI)

La directrice régionale de la Banque mondiale, Trina Haque, a visité jeudi 8 octobre 2026 l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI), à Adiopodoumé, en vue d’évaluer ses capacités scientifiques et techniques et d’explorer les perspectives d’accompagnement de ses futurs projets, notamment dans les domaines de la sécurité sanitaire, de la biotechnologie et de la préparation aux pandémies.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat entre la Banque mondiale et l’IPCI. Elle fait suite à une audience accordée par le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’gou Dimba, représenté lors de cette rencontre par sa conseillère technique, Dr Assouan Marie-Chantal.
Accueillie par le directeur de l’IPCI, le professeur Méité Syndou, et des responsables du secteur de la santé, Trina Haque a visité plusieurs infrastructures stratégiques de l’institut, notamment les laboratoires de référence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la plateforme de génétique moléculaire, le Centre d’étude des pathogènes à risque infectieux sévère (CEPRIS) et la biobanque régionale pour l’Afrique de l’Ouest.
« Cet institut est une ressource majeure pour la Côte d’Ivoire, mais aussi pour l’ensemble de la région Afrique de l’Ouest et du Centre », a souligné Mme Haque, mettant en avant l’intérêt de la Banque mondiale pour les capacités actuelles de l’IPCI et ses perspectives de développement. Elle a également salué le rôle de l’institut dans le dispositif de sécurité sanitaire en Côte d’Ivoire et dans la sous-région, qualifiant cette visite de « grande opportunité » pour la Banque mondiale.
Le directeur de l’IPCI, le professeur Méité Syndou, a pour sa part souligné l’importance du développement de laboratoires à haut niveau de sécurité biologique, notamment de niveaux P3 et P4, pour améliorer la détection et l’étude des agents pathogènes dangereux.
L’épidémie d’Ebola de 2014 a notamment mis en évidence les difficultés liées au transport d’échantillons à haut risque vers des laboratoires spécialisés. Le responsable a également évoqué les défis liés à la sécurisation des infrastructures et à la maintenance des équipements, qui nécessitent des financements adaptés.
L’IPCI ambitionne par ailleurs de renforcer ses capacités en biotechnologie, en génomique et en intelligence artificielle. Selon son directeur scientifique, le professeur Touré Offianan André, la création d’un laboratoire de biotechnologie est envisagée afin d’identifier des cibles vaccinales et de produire des protéines recombinantes susceptibles de contribuer au développement de nouveaux produits de santé.
Ces avancées pourraient soutenir la recherche vaccinale et réduire la dépendance de l’Afrique aux approvisionnements extérieurs en produits de santé, une vulnérabilité mise en évidence lors de la pandémie de COVID-19.
La Banque mondiale a déjà soutenu l’IPCI dans l’acquisition d’équipements et dans ses activités de riposte à la pandémie. Entre 2020 et 2022, l’institut a réalisé plus de 1,6 million de tests de détection du virus responsable de la COVID-19.
Dans le cadre de son plan stratégique 2026-2030, l’IPCI entend consolider son rôle de référence en matière de recherche et de surveillance épidémiologique, conformément à l’approche « Une seule santé », qui prend en compte les interactions entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement.
À l’issue de la visite, Trina Haque a félicité les équipes de l’institut pour le travail accompli et réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale à accompagner les prochaines étapes de son développement, notamment dans le domaine de la sécurité sanitaire.
O.L.