Réunis ce mardi 13 octobre au siège du PDCI-RDA à Abidjan, les partis d'opposition, dont le COJEP de Charles Blé Goudé, ont appelé le gouvernement à ouvrir un dialogue politique inclusif sur la refonte du système électoral.
Abidjan, 14 octobre 2026 - L'opposition ivoirienne veut peser d'une seule voix. À l'issue de concertations tenues au siège du PDCI-RDA, les partis d'opposition ont animé un point de presse commun pour annoncer une démarche collective autour de la question électorale.
Au sein de la délégation du Congrès Panafricain pour la Justice et l'Égalité des Peuples (COJEP), conduite par son président Charles Blé Goudé, la participation à cette rencontre a été présentée comme un acte de responsabilité face aux enjeux démocratiques.
Deux exigences majeures structurent désormais la position commune de l'opposition : L'ouverture immédiate d'un dialogue politique avec le gouvernement. Pour les partis réunis, aucune réforme ne peut être conduite de manière unilatérale sans fragiliser la cohésion nationale. L'harmonisation des propositions pour un nouvel organe électoral. L'objectif affiché n'est pas un simple changement de sigle, mais la création d'une institution garantissant l'équité, la transparence et la confiance.
"La question électorale ne saurait être réduite à une affaire de partis politiques. Elle engage l'avenir de nos institutions, la confiance des citoyens dans le processus démocratique et, surtout, la préservation de la paix en Côte d'Ivoire", a fait valoir la délégation du COJEP.
Pour le parti de Charles Blé Goudé, convaincu qu'aucune réforme durable ne peut se construire sans concertation, l'enjeu dépasse la technique électorale. Il s'agit de créer les conditions d'une confiance véritable dans les règles du jeu démocratique.
Cette initiative marque une volonté de dépassement des clivages partisans. Si les sensibilités politiques au sein de l'opposition restent diverses, les leaders disent assumer une responsabilité commune lorsque l'avenir démocratique du pays est en jeu.
"Nos sensibilités peuvent différer, nos appréciations politiques ne sont pas toujours identiques, mais nous avons la responsabilité de nous retrouver sur l'essentiel", a-t-on souligné lors du point de presse.
Un message a particulièrement résonné en conclusion de la rencontre, comme un avertissement et un appel : "La paix ne se décrète pas. Elle se construit par la justice, la confiance et le respect des exigences démocratiques."
L'opposition dit désormais attendre une réponse du pouvoir.
Hosanna JP de Chantal