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Jeudi, 15 octobre

Nouvel organe électoral en Côte d’Ivoire : le gouvernement répond à l’opposition et ferme la porte à la surenchère politique

Publié le 14 octobre 2026 à 21:07
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Le gouvernement ivoirien privilégie la voie institutionnelle pour la mise en place du nouvel organe électoral.
Le gouvernement ivoirien privilégie la voie institutionnelle pour la mise en place du nouvel organe électoral.

Le gouvernement ivoirien privilégie la voie institutionnelle pour la mise en place du nouvel organe électoral. Face à la demande de dialogue national formulée par l’opposition, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a défendu la démarche engagée par le ministère de l’Intérieur.
Le débat autour de la création du nouvel organe électoral prend une nouvelle tournure en Côte d’Ivoire. Alors que les partis et groupements politiques de l’opposition ont appelé, mardi, à l’ouverture d’un dialogue national sur cette question, le gouvernement semble privilégier une démarche institutionnelle.
Interrogé par André Assemian, journaliste à Alerte TV, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a rappelé que les formations politiques avaient déjà été invitées à soumettre leurs propositions au ministère de l’Intérieur.
« Le gouvernement a invité les partis politiques à faire leurs propositions », a-t-il déclaré, soulignant que plusieurs formations politiques se sont effectivement rendues au ministère pour déposer leurs contributions.
Pour Amadou Coulibaly, cette démarche s’inscrit dans la continuité des conclusions du dernier dialogue politique. Selon lui, celles-ci reconnaissent que la Côte d’Ivoire n’est plus dans une situation de crise et que les institutions de la République sont désormais installées et fonctionnelles.
Dans cette logique, les questions relevant d’une institution doivent être traitées par celle-ci. Le porte-parole estime ainsi que l’administration du territoire, dont relève l’organisation des élections, justifie le rôle central confié au ministère de l’Intérieur.
Concernant la suite du processus, il a indiqué que le gouvernement examinera les propositions recueillies avant de transmettre son projet à l’Assemblée nationale.
Tout en réaffirmant la clarté de cette procédure, Amadou Coulibaly a mis en garde contre toute instrumentalisation politique du dossier. « Il ne faut pas <…> transformer aujourd’hui des actes normaux de la vie d’un pays en une surenchère politique », a-t-il insisté.
Reste à savoir si cette démarche gouvernementale suffira à répondre aux préoccupations de l’opposition, qui réclame un dialogue national sur l’avenir de l’organe électoral. Les prochaines étapes du processus seront donc particulièrement suivies par les acteurs politiques et l’opinion publique.
O.L