Un an après l’assassinat du sous-lieutenant de gendarmerie Klenon Lacina, l’enquête connaît une avancée majeure. Douze personnes, dont le présumé auteur des tirs, ont été déférées au parquet de la Section antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan, selon un communiqué du procureur de la République.
Les faits remontent au 20 octobre 2025. Ce jour-là, des individus armés, opposés à la tenue de l’élection présidentielle, auraient ouvert le feu sur une patrouille de gendarmerie sur l’axe Grand-Yapo–Agboville, causant la mort du sous-lieutenant Klenon Lacina.
Les investigations menées à la suite de cette attaque ont permis d’interpeller plusieurs suspects. Selon le parquet, certains d’entre eux auraient reconnu leur participation aux faits et désigné AKE Jean Marius, alias « Maxwell » ou « Brakanon », comme étant l’auteur des tirs contre les gendarmes.
Activement recherché avant son interpellation, AKE Jean Marius aurait reconnu avoir ouvert le feu sur les éléments de la gendarmerie à l’aide d’une arme de type Kalachnikov, précise le communiqué.
Le 16 octobre 2026, il a été déféré devant le parquet antiterroriste, en compagnie de onze autres personnes citées dans le dossier.
Des poursuites pour terrorisme et assassinat
Une information judiciaire a été ouverte contre les douze mis en cause. Des mandats de dépôt ont été délivrés pour plusieurs chefs d’inculpation, notamment des actes terroristes, un attentat contre l’autorité de l’État, un complot contre cette autorité, la participation à un mouvement insurrectionnel, des atteintes à l’ordre public, la participation à une manifestation interdite ou non déclarée, ainsi que l’assassinat.
Cette procédure judiciaire vise à établir les responsabilités dans cette attaque meurtrière contre une patrouille de gendarmerie. Les faits reprochés aux personnes mises en cause devront être examinés dans le cadre de l’instruction judiciaire.
Un dossier sensible, à forts enjeux sécuritaires et judiciaires, qui connaît ainsi une nouvelle étape avec le déferrement des douze suspects devant la justice ivoirienne.
O.L