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Dimanche, 01 novembre

SOROBANGO EN DEUIL : Le grand imam El Hadj Mahaman Ouattara rappelé à Allah

Publié le 31 octobre 2026 à 20:48
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El Hadj Mahaman Ouattara, grand imam de la ville de Sorobango et président du COSIM des sous-préfectures de Sorobango et de Tagadi, avec plus de quarante ans de règne comme imam de Sorobango
El Hadj Mahaman Ouattara, grand imam de la ville de Sorobango et président du COSIM des sous-préfectures de Sorobango et de Tagadi, avec plus de quarante ans de règne comme imam de Sorobango

Bondoukou / Sorobango - C'est une grande voix de l'Islam qui s'est tue dans le Gontougo. El Hadj Mahaman Ouattara, grand imam de la ville de Sorobango et président du COSIM des sous-préfectures de Sorobango et de Tagadi, a été rappelé à son Créateur le jeudi 29 octobre 2026 au Centre Hospitalier Régional (CHR) de Bondoukou.
Selon des sources familiales, le guide religieux avait été évacué vers Bondoukou suite à une maladie. Sa dépouille a été transférée et accueillie ce samedi 31 octobre 2026 à Sorobango dans une vive émotion, sous les youyous et les prières d'une population inconsolable.
L'inhumation est prévue pour demain dimanche 1er novembre 2026 à Sorobango, après la prière mortuaire, au cimetière familial de la ville, selon le rite musulman. Dieu a donné, Dieu a repris. Bénissons Son Saint Nom, nous enseignent les Saintes Écritures.

Un bâtisseur de foi

Avec le décès d'El Hadj Mahaman Ouattara, le département de Bondoukou perd un pilier spirituel, un homme de paix et de consensus.
Pendant plusieurs décennies à la tête de l'imamat de Sorobango, le défunt aura consacré sa vie à l'expansion de l'Islam dans cette contrée du Nord-Est ivoirien. Prédicateur infatigable, formateur d'une génération d'imams et de maîtres coraniques, il a œuvré à l'implantation d'écoles coraniques, à la réhabilitation de mosquées et au renforcement de la cohésion sociale entre les communautés.
En tant que président du Conseil Supérieur des Imams, des Mosquées et des Affaires Islamiques (COSIM) pour les circonscriptions de Sorobango et Tagadi, il fut l'artisan du dialogue interreligieux et un conseiller écouté des autorités administratives et coutumières. Rigueur dans la pratique, tolérance dans le prêche, humilité dans le quotidien : c'est ce legs moral que retient la postérité.
"Il laisse derrière lui une communauté unie, structurée et fière de son identité islamique", témoigne un proche collaborateur.

Sorobango perd l'un de ses gardiens du temple

Son rappel à Dieu a une résonance particulière. Sorobango, chef-lieu de sous-préfecture dans le département de Bondoukou, n'est pas une localité ordinaire.
La ville abrite une mosquée de type soudanais datant du XVIIe siècle, classée aujourd'hui au patrimoine mondial de l'UNESCO, au même titre que sept autres mosquées du Nord ivoirien. Ce joyau architectural fait de Sorobango une fierté nationale et un carrefour touristique majeur de la région du Gontougo.
C'est donc l'un des gardiens les plus illustres de ce temple de la foi et de l'histoire que le Créateur rappelle à Lui aujourd'hui.
En cette douloureuse circonstance, la communauté musulmane de Côte d'Ivoire, le COSIM national et l'ensemble des populations de Sorobango et Tagadi présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille éplorée.
Qu'Allah lui fasse miséricorde et l'accueille dans Son Paradis Firdaous.

Hosanna JP de Chantal