Dans une tribune consacrée à la mise à la retraite d’office de certains hauts responsables, Konan Kouadio Siméon (KKS) questionne le calendrier et les motivations de cette décision. Il appelle à une application équitable et permanente des lois.
La mise à la retraite d’office de hauts responsables et de dirigeants de sociétés publiques en Côte d’Ivoire suscite des interrogations. Si cette mesure est présentée par les autorités comme une volonté de renforcer la discipline administrative, son calendrier interpelle Konan Kouadio Siméon (KKS), président d’Initiatives Pour La Paix (IPP) et de la COPADA.
Dans une tribune, l’ancien candidat à l’élection présidentielle estime que cette décision pourrait relever davantage d’une stratégie politique que d’une réforme structurelle de la gouvernance.
Pour étayer son analyse, il établit un parallèle avec la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), qu’il interprète comme une réforme intervenue après plusieurs années de controverses sur le fonctionnement de cette institution.
Concernant les départs à la retraite, KKS dénonce une application qu’il juge sélective des règles administratives. Il s’interroge notamment sur le maintien prolongé de certains dirigeants à leurs fonctions, alors que de nombreux jeunes diplômés attendent des opportunités d’accès aux responsabilités.
L'auteur estime également que la crédibilité des réformes dépend de l'exemplarité des gouvernants et de l'égalité de tous devant la loi.
Au-delà des départs annoncés, il plaide pour une politique durable de renouvellement des cadres, fondée sur la transparence, le respect des textes et l'équité.
Pour KKS, le véritable enjeu dépasse donc la mise à la retraite de quelques responsables : il réside dans la capacité de l'État à appliquer les mêmes règles à tous, sans considération politique.
Une interpellation qui remet au centre du débat public la question de la gouvernance et de la responsabilité des dirigeants.
O.L
Source : Tribune de Konan Kouadio Siméon (KKS).